En 1317, après son élection à Lyon, le pape Jean XII, très malade, au cours d’une étape sur le chemin d’Avignon, goûta au vin de Valréas. “Il s’en trouva ragaillardi” et même très vite guéri. Il conclut que ce vin était miraculeux. Pour en disposer à sa convenance, il acheta la cité au Dauphin du Viennois.
Pour des raisons qui restent encore inconnues à ce jour, toutes les archives du Domaine du Seigneur des Lauribert ont disparu. Des recherches minutieuses au Vatican ont permis de retrouver les armoiries(Bannière demicintrée de gueule tranchée d’azur et coupée d’un L), un très vieux parchemin donnant d’inestimables indications sur la vinification, ainsi qu’un plan non daté où figurent un jeu de cuves plus ou moins enterrées à flanc de colline en forme d’escalier et qui permettait de transférer le vin par gravité dans la cuvé inférieure toujours plus enterrée que la précédente et de maîtriser la fermentation, l’élaboration et la garde du vin en contrôlant les températures grâce à la fraîcheur du sous-sol. Le nom et le titre de noblesse ainsi disparus n’ont jamais été transmis.
A la révolution en 1789, les terres de l’enclave des papes furent récupérées par la France. Une des parcelles de vignes fut acquise par le père Carrelet. La famille Sourdon, héritière de ce fonds, unissant leurs prénoms, ont recréé le Domaine des Lauribert.